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vendredi 28 juin 2013

VIRGINIA WOOLF : Elles

Traduction et présentation de Maxime Rovere

Ces portraits de femmes sont tirés des lectures que faisait Virginia Woolf. Elle était une très grande lectrice. Après chaque lecture, elle prenait des notes et elle composait un texte qui était publié dans des journaux.
Dorothy Wordsworth et Geraldine et Jane sont tiré de son recueil The Common Reader  : Second Series. 
Elles sont grandes dames ou simples bourgeoises, débutantes ou femmes du monde.

Elles vivent à la Renaissance, en pleine Révolution française, au début ou à la fin du XIXe siècle. Elles fréquentent qui les rois, qui les anarchistes, qui les philosophes. Le plus souvent, elles sont éclipsées par leur père, par leur frère, par leur mari, voire par leur créature. Mais leur point commun n'est pas leur sexe ; c'est le courage avec lequel elles s'élancent dans le vide - celui de la page blanche - pour découvrir en vol des espaces inconnus.  


Le premier portrait est celui de Dorothy Osborne, femme de la Renaissance, femme de lettre. 


Mary Wollstonecraft
Mary Wollstonecraft est une femme de combat et elle est l'égale des hommes comme Barlow, Holcroft ou Godwin, nous dit Virginia Woolf. C'était une grande féministe bien évidement.  Mary Wollstonecraft, pendant la Révolution, elle va s'installer à Paris. " Elle avait été en révolte toute sa vie - contre la tyrannie, contre la loi, contre la convention. L'amour de l'humanité propre aux réformateurs, qui comporte autant de haine que d'amour, avait fermenté en son sein." Son premier mari était le peintre (du célèbre cauchemar) Henry Fuseli. Puis ensuite elle a eut une liaison avec Gilbert Imlay avec qui elle a eut une fille Fanny. Pour finir elle épouse William Godwin un philosophe, ils ont eut une filles nommée Mary Wollstonecraft Godwin, plus connue sous le nom de Mary Shelley, l'auteur de Frankenstein.  Mary Wollstonecraft décède à l'âge de trente-huit ans dix jours après la naissance de son enfant. 

Dorothy Wordsworth
Dorothy Wordsworth est une femme de lettre poétesse. Son frère est le poète William Wordsworth.  Dorothy était une femme d'une grande timidité. Elle fut très proche de son frère. " C'était un amour étrange, profond, presque muet, comme si le frère et la sœur avaient grandi ensemble sans échanger de mots, mais seulement des états  d'âme, de sorte  que c'est à peine s'ils s'avait lequel des deux percevait, lequel parlait, lequel voyait les jonquilles ou la ville endormie ; seule Dorothy accumulait ses états d'âme en prose, et c'est plus tard que William, qui avait baigné dedans, en fit de la poésie."

Géraldine Jewsbury

Voici comme elle décrit " Elle était très petite et très garçonne, très laide et pourtant attirante. Elle s'habillait très bien, portait ses cheveux roux dans un filet, et des boucles d'oreilles en forme de perroquets miniatures se balançaient à ses oreilles tandis qu'elle parlait." Elle est originaire de Manchester et elle est née en 1812. Femme de lettre, elle était aussi une grande lectrice nous dit Virginia Woolf, lectrice de Carlyle. En 1841, elle rencontre sa femme Jane  à Cheyne Row, avec qui elle devient amie, cette amitié devient envahissante et houleuse. En 1845, elle publie un roman intitulé Zoé. Il fait scandale.
© Sara Coleridge
Sara Coleridge est la fille de William Coleridge, le grand poète. 
" Elle fut une belle enfant, délicate, aux grands yeux, rêveuse mais active, très calme mais toujours en mouvement, comme l'un des poèmes de son père"
 Sara Coleridge a été mariée à son cousin, Henry Coleridge. " Des enfants naquirent et des enfants moururent. Sa santé s'effondra ; elle avait hérité de son père des nerfs à fleur de peau, et, comme son père, avait besoin d'opium". 

 Le dernier portrait est celui de la Marquise de Sévigné. La célèbre épistolière française, Virginia Woolf croque son portrait. 


Cet ouvrage est assez semblable à  La Maison de Carlyle, où il est question aussi de  portrait de femmes aussi. Ces portraits sont croqués à la manière d'un peintre.  Virginia les décrit suivant sa sensibilité, ses portraits sont le miroir intime de la personnalité de Virginia Woolf, me semble t-il ! . Cet essai est une curiosité, il est certain à part la marquise de Sévigné ces femmes sont méconnus des français, elles font surtout partie du paysage de la littérature anglaise. Cela dit le portrait de Mary Wollstonecraft est celui qui m'a le plus touché. Il est certain aussi que c'est un essai qui ne se lit pas en une fois, encore moins comme un roman. C'est un essai qui se lit par petites touches et qui demande une certaine concentration de mon point de vue. 


Lecture dans le cadre du mois anglais organisé par Titine et Lou et le challenge Virginia WoolfComplément voir le billet de Lou

7 commentaires:

Titine a dit…

Lou n'avait pas été très emballée mais ton avis me conforte dans mon envie de le lire (de toute façon je compte lire tout Virginia Woolf !.

Lou a dit…

Ton avis est assez complémentaire au mien, même si j'ai rédigé mon billet à chaud après m'être ennuyée... je ne peux que te donner raison sur le fait que ce livre se lit par petites touches. Si je n'avais pas voulu le lire d'une traite pour la LC de Woolf je me serais très certainement beaucoup moins lassée ! Merci de lui rendre justice :)

antigone a dit…

Il faut que je continue ma découverte de Virginia Woolf, peut-être pas avec celui-ci mais il y a son journal qui m'attend dans ma PAL.

Cristie a dit…

J'aimerai découvrir cette auteure mais je commencerais peut être par un autre !

maggie a dit…

J'avais bien aimé ! Je regrette juste de ne pas avoir fait comme toi, prendre des renseignements avant sur les auteurs que je ne connaissais : ça m'aurait permis d'apprécier davantage le travail de V. W. J'aime bien son écriture libérée des contraintes. On dirait qu'elle fait portrait comme dans les salons de Diderot : c'est à dire des histoires davantage que des textes informatifs...

Anis a dit…

J'ai ce livre en attente dans ma pile et j'avoue que j'adore Virginia l'essayiste. Les avis sont controversés mais je sais que j'y trouverai encore un peu de ce que je cherche.

Malice a dit…

@Titine : Bien sûr c'est un essais intéressant qu'il doit être lu !
@ Lou : De rien
@ Antigone : Oui, j'ai lu son journal il y a très longtemps et il m'avait profondément touchée !
@ Cristie : Je pense que lire son journal c'est un bon moyen de rencontre, pour découvrir Virginia Woolf !
@ Maggie entièrement d'accord avec toi
@ Anis : J'en suis sûr !