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vendredi 4 janvier 2013

JULIE OTSUKA : certaines n'avaient jamais vu la mer

Rentrée littéraire 2012 
Prix Femina étranger


Coup de cœur !!!!!

Traduit par Carine Chichereau

" Sur le bateau nous étions presque toutes vierges. Nous avions de long cheveux noirs, de larges pieds plats et nous n'étions pas très grande." Un bateau quitte l’Empire du Levant avec à son bord plusieurs dizaines de jeunes femmes promises à des Japonais travaillant aux États-Unis. C’est après une éprouvante traversée de l’Océan pacifique qu’elles rencontrent pour la première fois à San Francisco leurs futurs maris. Celui pour lequel elles ont tout abandonné. Celui auquel elles ont tant rêvé. Celui qui va tant les décevoir. À la façon d’un chœur antique (ce "nous" collectif), leurs voix se lèvent et racontent leurs misérables vies d’exilées… leurs nuits de noces, souvent brutales, leurs rudes journées de travail dans les champs, leurs combats pour apprivoiser une langue inconnue, la naissance de leurs enfants, l’humiliation des Blancs…  J'ai trouvé poignant  le passage concernant la solidarité entre femme "Ce sont les femmes qui nous ont enseigné les choses dont nous avions le plus besoin." Car ces femmes japonaises se sentent complètement démunies loin de leurs familles. Le style de Julie Otsuka est poétique, puissant et très bouleversant. C'est une histoire vrais hélas malheureusement peu connu que nous révèle Julie Otsuka au début de la seconde guerre mondiale.
Ma première lecture pour l'année 2013, une lecture poignante et déchirante. Un excellent roman aussi bien du côté du contenu que du style. 

Je vous invite à  écouter cette émission sur FIP.
Et puis voir le billet de Titine : Plaisir à cultiver
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