Pages

mardi 8 novembre 2011

G.Brisac & A. Desarthe : La double vie de Virginia Woolf

Virginia Wolf est issu d'un milieu sociable, très cultivé, très porté à la correspondance, aux visites, à s'exprimer, à la fin du XIXième siècle.
Sa mère  Julia  Prinsep Jackson Stephen est l'incarnation de la femme victorienne.
Geneviève Brisac la rapproche à Mrs Darling dans Peter Pan. " C'était une dame gracieuse, à l'âme romanesque avec, à la bouche, un pli doucement moqueur. Cette âme romanesque ressemblait à ces petites boîtes gigognes qui nous viennent de l'Orient mystérieux - vous avez beau les ouvrir l'une après l'autre, il y en a encore une plus petite à l'intérieur."
Son père  sir Leslie Stephen  est un homme écrasant pour Virginia . 

© National Portrait Gallery, London
Thoby
" Mon père était spartiate, ascète, puritain. Et aussi froid, et sarcastique, redoutable. Il n'avait aucune sensibilité à la peinture, aucun sens de la musique des mots. Il tenait beaucoup du prophète hébreu. "Il est l'auteur du Dictionnaire biographique de l'Angleterre ami d'Henry James. 
Ces  demi- frères et demi sœurs George, Gerald, Stella sont les enfants de Julia  et Laura est la  fille de Leslie. Sa sœur Vanessa et ses frère Thoby (le frère adoré l'aîné de deux ans) et Adrian.
Thoby a fait ses études à Cambridge c'est grâce à lui qu'elle font connaissance de Lytton Strachey, Clive Bell, Leonard Woof, Morgan Forster et Maynard Keynes. C'est lui qui fut à l'origiene du cercle de Bloomsbury. 
Wirginia Woolf se marie avec Leonard en 1912 et leur union dura pendant trente ans. Pour son trente-troisième anniversaire, ils vont se procurer une presse, et la Hogarth Press est né.
Le premier roman que Virgina Woolf publié par la Hogarth Press est " La chambre de Jacob". Car elle veut écrire ce qu'elle a envie et non ce que les éditeurs lui imposent. Sa sœur Vanessa se charge des couverture. Mais le premier roman qu'ils publient est celui de Dora  Carrington. Livres lus qui ont été publié par  la Hogarth Press :
Autoportrait Roger Fry

Vita Sackville-West la romancière rencontrée chez Clive Bell devient sont amie et sa maîtresse. Lytton Strachey fait partie de ses fréquentations sa compagne Dora Carrington. Virginia Woolf est très proche de sa sœur Vanessa. En 1910, Roger Fry , un peintre, fait son entrer dans le groupe de Bloomsbury.  Virginia est entourée de peintre, elle va défiguré le roman à la manière d'un peintre. " Arrêter la figuration, faire comme les peintres, utiliser des blocs, des rapports de masse, redéfinir la perspective, tordre les angles."" Écrire comme un peintre. L'art, et le sport. On songe souvent aux toiles de Nicolas de Staël en lisant les romans de Virginia Woolf."
Elle dit aussi : " Se débarrasser des conventions de la littérature victorienne, mais garder ma langue, retrouver sa pureté,"Elle fut les premières à lire Ulysse de James Joyce. Il fut question qu'elle l'édite mais cela ne fut pas possible car la maison d'édition était à ses débuts, mais elle n'est pas tout à fait convaincu mais elle sait que c'est une œuvre importante. Il est question du féministe qui tient une place importante dans son œuvre littéraire et dans la société " Les femmes sont dures envers les femmes. Les femmes... mais n'êtes-vous pas lasses jusqu'à l'écœurement  de ce mot ? Je puis vous le garantir que je le suis, moi." 
C'est un joli essai écrit à quatre mains très originale dans la forme. J'apprécie le ton affectueux de Geneviève Brisac et Agnès Desarthe pour évoquer le travail de Virginia Woolf. De jolis passages sur de réflexions sur l'humain, sur la sincérité de l'amitié. Nombreux sont les passages intéressants concernant la lecture et l'écriture. " Lire Virginia Woolf prend du temps. Son œuvre est longue, variée, touffue, et sa manière d'écrire si peu conventionnelle que l'on doit faire attention, être vigilant, avancer à petits pas pour ne rien perdre pour ne pas s'y perdre."C'est un très bel essai qui s'adresse à tous les amoureux de Virginia Woolf et aussi à ceux qui ont envie de découvrir son univers. Un essai très agréable à lire l'écriture est fluide et délicieusement attachante.
virginia woolf.jpg

Je me reconnais dans cette citation : " Quelle bénédiction ce serait de ne jamais se marier, de ne jamais vieillir et de passer sa vie dans une indifférente innocence parmi les arbres et les rivières qui seules conservent à l'être sa fraîcheur et sa nature d'enfant au milieu d'un monde troublé!"

4 commentaires:

Wictoria a dit…

je n'ai jamais lu Virginia, si je continue sur ma progression actuelle, je vais pouvoir la lire en VO dans un ou deux ans ;)

Laurence a dit…

Elles seront toutes les deux à Montpellier le 10 janvier pour parler de Virginia Woolf justement ;-)

Malice a dit…

@ Wictoria : Oui, tu es tout à fait capable de découvrir l'univers de Virginia Woolf . Son univers devrait te séduire je pense.
@ Laurence : Quelle chance !

maggie a dit…

j'ai acheté celle de Forestier mais je lirai bien celle-ci aussi pour compléter le portrait de cet auteur que j'apprécie.