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samedi 26 novembre 2016

Fabien Grolleau & Jérémie Royer : Sur les ailes du monde, Audubon

Une Bd superbe, une découverte je connaissais pratiquement rien sur qui est Audubon.
C'est une histoire vraie d'une vie tumultueuse,
du premier scientifique américain . Audubon est d'origine française et par la suite il est naturalisé américain.
En 1810, John James Audubon s'embarque sur le Mississipi pour son premier voyage d'exploration et découvrir et peindre tous les oiseaux du continent.
J.J. Audubon est un excellent peintre, mais aussi un vrai aventurier, car il veut voir les animaux dans leur environnement pour mieux représenter la vie.
C'est le monde sauvage de l'Amérique du début du XIXe siècle qu'il affronte dans un vrai western naturaliste, magnifiquement dépeint par les auteurs.

Une bouffée d'air frais, une vie extraordinaire, merveilleuse !Une très belle découverte de grande qualité. Site de Fabien Grolleau et en complément voir ici pour avoir une petite idée de l'univers d'Audubon.

mercredi 23 novembre 2016

LORENZA FOSCHINI : Le manteau de Proust - DIANE DE MARGERIE : À la recherche de Robert Proust.

 
Histoire d'une obsession littéraire

Traduction de Danièle Valin

"Comme c'est étrange ! Je viens d'acquérir, il y a quelques minutes à peine, des brouillons et des épreuves corrigées, ainsi que des lettres de Marcel Proust."

Un livre passionnant, Lorenza Foschini enquête sur l'histoire de ce manteau usé, mais aussi sur la rencontre avec un grand admirateur de Proust Jacques Guérin. Un jour, lors d'une visite chez le médecin, il aperçoit les manuscrits de Marcel Proust. Il ne comprend absolument pas le peu d'intérêt que semble avoir le frère Robert pour l'œuvre du grand frère Marcel.
Marthe Proust, la belle soeur qui ne souhaite qu'une chose c'est protéger l'honneur de la famille et pour cela n'hésite pas à brûler lettres et papiers qui pourraient rappeler les penchants de Marcel, ceux que la famille a toujours refusé de voir. "Ne m'en parlez pas, cher monsieur ! Nous sommes envahis de papiers en tout genre. Mais mon mari et moi sommes en train de mettre un peu d'ordre dans ce fatras de lettres , de cahiers, de billets ... Nous brûlons ... nous brûlons tout ! "
L'enquête de la journaliste se lit comme un roman policier ou presque. C'est un ouvrage passionnant car tout est malheureusement vrais,   j'ai trouvé ce livre très  émouvant.

Dans le cadre de la rentrée sept 2016 vient de sortir un essai de
Diane de Margerie À la recherche de Robert Proust.  
Samuel Pozzi par Sargent
Robert Proust est le plus jeune frère de Marcel. Il est complètement absent de la recherche. " Si Marcel étudie la solitude et la maladie (Léonie), la fourberie (Odette ), la dissimulation et le mensonge (Albertine), le vice et le sadomasochisme ( Charlus)- Robert lui étudie la sexualité féminine, gynécologie, l'hermaphrodisme e les maux de la prostate. "Il a choisit la même voir que son père.  Il est éléve du célèbre Docteur Pozzi (voir le tblx ci joint)
Tous les deux s'intéressent à la dégradation : du corps chez Robert et la  des sentiments pour Marcel .Pour écrire la Recherche, Marcel s'inspirent du monde et du vocabulaire de la médecine.
 Diane de Margerie comme Lorenza Foschini nous décrit l'ambiance complexe de cette famille. Le père Adrien Proust, grand médecin avait une maîtresse Mme Dubois-Amiot. Il a absolument voulu que son fils Robert se marie avec la fille sa maîtresse Marthe. Par ailleurs, Robert lui aussi avait une maîtresse Mme Fournier. À la mort de Robert, sa veuve Marthe brûle une grande partie des lettres de Marcel. " Le mariage de Robert m'a à la lettre tué" : je reprend cette formule de Marcel qui me paraît un rappel de la primitive douleur : l'existence même de Robert ; l'inévitable rivalité camouflée, mêlée d'amour, puis, peu à peu après l'adolescence, le léger éloignement du petit frère ; puis le choix paternel qu'il fit en devenant médecin et, enfin, le "choix" imposé de son épouse, fille de la maîtresse du père. Marthe est l'élément qui ressuscitera chez Marcel le thème de la trahison : rien d'étonnant si leur relation furent la plus grande ambivalence."

Cet essai est riche passionnant, fouillé intéressant. J'ai une préférence pour "le manteau de Proust". Il faut dire que je ne suis pas une familière de l'œuvre de Marcel Proust. Je n'ai lu que le début de la recherche "Du côté de chez Swann". 

jeudi 10 novembre 2016

CATEL & BOCQUEL : Joséphine BAKER



Il y a quelques temps j'avais lu de ce magnifique duo " Kiki de Montparnasse". 
Entre glamour et humanisme, la vie tumultueuse de la première star mondiale noire.
Joséphie Baker a 20 ans quand elle débarque à Paris en 1925. En une seule nuit, la petite danseuse américaine devient l'idole des Années Folles, fascinant Picasso, Cocteau, Le Corbusier ou Simenon. Dans le parfum de liberté des années 1930, Joséphine s'impose comme la première star noire à l'échelle mondiale, de Buenos Aires à Vienne, d'Alexandrie à Londres.

Après la guerre et son engagement dans le camp de la résistance française, Joséphine décide de se vouer à la lutte contre la ségrégation raciale. La preuve par l'exemple : au cours des années 1950, dans son château des Milandes, elle adopte douze orphelins d'origines différentes, la tribu arc-en-ciel.
Elle chantera l'amour et la liberté jusqu'à son dernier souffle. Joséphine Baker était une femme d'une grande générosité et d'humanité.  J'ai apprécié de faire connaissance avec cette îcone du music -hall que je ne connaissais pratiquement pas. Un roman graphique pétillant et magnifique travail de documentation. Superbe !

En complément voir ici.

lundi 7 novembre 2016

Pénélope Bagieu : Culottées 1

Des femmes qui n'en font qu'à leur tête. Pénélope Bagieu rend hommage à quinze femmes hors norme. Ces femmes sont pour la plus part assez méconnus. Elles se battent malgré l’injustice, la maladie, la censure sociale, elles n’en ont fait qu’à leur tête et ont pris en main les rênes de leur destin ! C'est le portrait de femmes courageuses. Qu’elles aient contribué à la libération du corps de la femme avec le premier maillot de bain ou défié un régime dictatorial au prix de leur vie, elles ont chacune été des héroïnes à leur manière et à leur échelle.

Voilà une BD haute en couleur ! une belle réussite et originale en plus ! La couverture est sublime. Le ton est enlevé et l'univers très coloré, c'est une lecture pétillante, dynamique .  
 Chouette !!! Le tome 2 est pour bientôt. Un aperçut ici

samedi 5 novembre 2016

JO BAKER : Une saison à Longbourn

Traduit par Sophia Hanna

Sur le domaine de Longbourne vit la famille Bennet et leurs cinq filles à marier,  ainsi que leurs domestique : Mr et Mrs Hills  et les jeunes Sarah  et Polly, ainsi que le mystérieux James, le valet que cache t-il ?
Ce roman de Jo Baker fait écho à Orgueil et Préjugés de Jane Austen. Mais c'est  l'envers du décor : une atmosphère de Downtown Abbey  c'est indéniable.

L'écriture manque de rythme, les personnages des domestiques sont plutôt bien campés et attachants, il est certain mais sans plus. Une lecture agréable mais sans plus pour ma part. J'ai passé un bon moment de lecture. Mais voilà quelques jours sont passés il en reste pas grand chose de ce roman.

dimanche 30 octobre 2016

P.D. JAMES : La mort s'invite à Pemberley

Traduction par Odile Demange

PD James est d'une grande admiratrice de Jane Austen. Et elle a voulu prendre la liberté d'écrire une suite en quelques sorte "d'Orgueils et Préjugés. "Donc dans ce roman "policier"  elle fait revivre pour notre plus grand plaisir de lecteur Elisabeth et Darcy. 

Pemberley est  le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire. Elizabeth et Darcy sont mariés et heureux. Elizabeth est maman de deux charmants enfants. Sa soeur , Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là; et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l'imposante bibliothèque du château. Alors qu'ils préparent leur bal annuel de Lady Anne, Lydia, la jeune soeur d'Elizabeth, frappe à la porte de Pemberley. Depuis qu'elle a épousé Wickham, jeune officier qui avait tenté de séduire la soeur de Darcy, Lydia n'est pas vraiment la bienvenue dans la demeure des Darcy. Leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. 

 Et de fait, Darcy et son cousin Fitzwilliam trouvent un cadavre dans les bois de Pemberley. Wickham est-il coupable ? Si oui, de quoi faut-il l'accuser ?

Amusant de retrouver l'ambiance à la sauce Jane Austen, mais sans le goût et le style. C'est le premier livre de P.D James que je lis, donc c'est un auteur que je découvre. 

J'ai aimé ma lecture mais sans plus tout le même, je me suis un peu ennuyé voir beaucoup aussi !


Par la même occasion, j'ai vu l'adaptation de la BBC : 

Death comes to Pemberley réalisé par Daniel Percival. 
Elle est assez fidèle au roman. J'ai trouvé l'adaptation plus agréable, plus réussite, que le roman de J.D James. Il faut reconnaître les lieux, les costumes, la campagne anglaise, tout cela  est très séduisant.  
  •  Anna Maxwell Martin (Elizabeth), 
  • Matthew Rhys (Darcy) 
  •  Matthew Goode (Wickham)

vendredi 28 octobre 2016

Vénus Khoury-Ghata : Les derniers jours de Mandelstam

Coup de cœur !
Je connaissais de nom ce poète russe grâce à ce petit recueil offert  lors d'un salon du livre.


On n'entend que le montagnard du kremlin 
L'assassin et le mangeur d'hommes ... 

Le grand poète russe Ossip Mandelstam est né à Varsovie en 1891, il est issu d'une famille bourgeoise juive. Iles décède à l'âge de quarante sept  ans en 1938 dans un camp de déportation de Vladivostok. Il Il a connu la faim, le froid, la misère, l'exil pendant vingt-sept ans, le refus d'écrire et aussi de travailler.  Staline est  « le montagnard du Caucase, l’assassin, le mangeur d’hommes ». Il  l’a réduit au silence, puisqu’il est interdit de publication depuis longtemps et contraint à l’exil dans son propre pays. Il est devenu avec sa femme un mendiant professionnel.  Il a su résister grâce à la poésie qui coule dans ses veines et  au soutient de sa femme qui est à ses côté. "Il a fallu un changement politique, l'arrivé de Khrouchtchev, pour que Nadejda puisse publier les poèmes de son mari qui ne voulait pas quitter la vie sans témoigner de ce qui s'était passé sous ses yeux."Sa femme Nadeja était une femme courageuse, héroïque plus jeune que lui. Elle a tout fait pour que l'on puisse lire Mandelstam et elle a même écrit une biographie de son mari.  Pasternak ne le laisse pas tomber, mais Zina la femme de Pasternak ainsi que Gorki le méprise avec violence. 
Vénus Khoury-Ghata évoque la mémoire  aussi de Akhmatova, Tsvetaïeva,"Mandelstam, Akhmatova, Tsvetaïeeva et tant d'autres poètes muselés, isolés de leurs jeunes lecteurs, déportés."victime de la barbarie sous Staline.
Vénus Khoury- Ghata avec ce roman nous prouve  que la littérature est l’un des moyens les plus sûrs de lutter contre la barbarie, c'est toute la force de la poésie. Un magnifique court roman, poignant, très attachant! 

dimanche 23 octobre 2016

LAURENT SAGALOVITSCH : VERA KAPLAN

J'ai acheté ce roman en voyant uniquement la couverture qui m'a interpellée. Je ne savais rien de l'histoire.

" Qu'il m'est douloureux de me souvenir de ces heures-là, de replonger ainsi dans le cœur des ténèbres, au plus profond de ma nuit, là où gît le catafalque de ma mémoire meurtrie, et pourtant je le dois, je me le dois, je te le dois et je le dois au monde. Et aux générations futures."
Le narrateur est juriste, un jour il reçoit une enveloppe  volumineuse qui vient d'Allemagne. Dans cette enveloppe se trouve un carnet, et a ce moment là il découvre qui a été sa grand mère Véra Kaplan. 

A l’hôpital juif de Berlin, où sa mère a été admise, elle rencontre celui qui, pour sauver ses parents de la déportation (soit disant). Il  va la convaincre de collaborer à la dénonciation de Juifs . Car, elle voulait vivre et non mourir. ""Si vous ne voulez pas que vos parents vous accompagnent à Auschwitz pour le prochain convoi, vous devez travailler pour nous .- Travaillez comment ? -En nous aidant à trouver les juifs qui vivent encore à Berlin.""Laurent Sagalovitsch s’est inspiré de la véritable histoire de Stella Golschlag pour écrire Vera Kaplan.

J'ai beaucoup aimé, apprécié la construction de ce roman. Je l'ai trouvé originale, c'est un roman haletant que l'on lit d'une traite, une fois commencé impossible de le lâché.  Un magnifique roman qui m'a permis de découvrir la plume d'un auteur que je ne connaissais pas du tout. 







samedi 22 octobre 2016

Emilie Guillaumin : Féminine


Premier Roman de la Rentrée littéraire 2016


"La féminine devrais-je plutôt dire. Car à l'armée, nous ne sommes pas des femmes, mais des féminines. "
Emma, est une grande lectrice, et c'est l'amour pour les livres qui lui a donné envie de s'engager dans l'armée française. Elle découvre la routine, la hiérarchie, l'inconfort, les exercices absurdes et répétés, mais aussi le frisson des chants patriotiques et du lever des couleurs, l'ivresse des marches forcées nocturnes.
C'est un roman m'a mis mal à l'aise d'ailleurs le style est militaire. Comment souvent les premiers romans c'est en partie autobiographique et quelques longueurs aussi. Il ne se passe pas grand chose au bout d'un moment, j'ai hélas décroché !
 Une déception !

Livre que j'ai pu découvrir dans le cadre d'une opération masse critique. 
tous les livres sur Babelio.com

dimanche 16 octobre 2016

BETTY SMITH : Le lys de Brooklyn

Traduit par Maurice Beerblock

 Coup de cœur

"À partir de ce jour, le monde lui appartint, grâce à la lecture. Plus jamais elle ne serait seule : plus jamais elle ne sentirait le grand besoin d'une amie intime. Les livres devinrent ses amis. Il y en avait pour toutes les humeurs : les poèmes étaient de doux camarades ; l'aventure venait  à point quand on était lasse de silence. "
Francie Nolan grandit dans le quartier de Williamsburg, Brooklyn, entre 1912 et 1920L'existence est bien rude pour la famille Nolan! Sa mère fée du quotidien"Maman avait vingt-neuf ans, des cheveux noirs, de beaux yeux bruns, le geste prompt. Belle et bien faite. Elle travaillait comme concierge et entretenait seule trois maisons de rapport. À qui eût-on jamais pu faire croire que Maman lavait des planchers pour faire vivre quatre personnes, elle , si jolie, si mince, si vive, si courageuse, si pleine de gaieté ?" Son père d'origine irlandaise, pourtant si bon, a bien du mal à faire vivre les siens avec son maigre salaire. "Johnny Nolan était un beau garçon, aimable, très supérieur à n'importe quel homme du voisinage. Malheureusement, il buvait."Et son jeune frère Neeley, que deviendra-t-il plus tard ? Ses tantes Evy et Sissy jouent un rôle important dans la vie de Francie. Pourtant, Francie goûte une sorte de bonheur même si l'argent vient à manquer "L'argent ? Est ce que l'argent leur ferait une vie meilleur ? Plus aisée, sans doute, voilà tout ! ""Quand l'argent manquait, que les vivres étaient presque épuisés, Katie et les enfants jouaient à faire semblant d'être des explorateurs qui découvraient le pôle Nord et se trouvaient bloqués dans une caverne par une tourmente de neige, avec très peu de nourriture." L'importance de l'instruction est très importante pour la maman de Francie : la Bible et Shakespeare en font partie.  Dans ce roman Betty Smith nous décrit, nous fait vivre le quotidien de la famille Nolan. 
Une lecture chaleureuse, douillette, délicieuse, ce roman est un petit bijou de simplicité en ce mois d'octobre. Le lys de Brooklyn est roman d'apprentissage pleine de fraîcheur, touchant et très attachant. C'est un grand classique de la littérature américaine à découvrir  ! 


samedi 1 octobre 2016

MARIE DARRIEUSSECQ : Être ici est une splendeur


Vie de Paula M.Becker 

Cet été j'ai vu la très belle exposition qui lui a été consacré au Musée d'Art Moderne. J'ai été très touché par ces tableaux plein de sensibilité, de douceur, de modernité aussi. Hélas sa peinture n'a pas été reconnue en France, alors qu'en Autriche si. 
Sa courte vie de femme  peintre est courte et intense. 
« Je sens en moi une trame douce, vibrante, un battement d'ailes tremblant au repos, retenant son souffle. Quand je serai vraiment capable de peindre, je peindrai ça."Paula Modersohn-Becker voulait peindre et c'est tout. C'est une  femme à l'esprit libre qui vivait comme bon lui semblait et qui faisait fi des convenances.
Elle était amie avec Rilke. "Paula, vue par Rilke dans son atelier : " Toute beauté et minceur, fleurissait le nouveau lys (...) Il a fallu un long chemin , dont nul ne pouvait voir le bout pour que nous arrivions à cet instant d'éternité. Nous nous sommes regardés, avec un frisson de stupeur, comme deux êtres qui trouveraient soudain devant une porte derrière laquelle il y aurait Dieu, déjà ... Je me suis sauvé  en courant dans la lande."
 
Clara Westhoff 

Et sa meilleur amie la sculptrice Clara Westhoff  (elle a été l'élève de Rodin) a épousé Rilke, ils auront un enfant ensemble nommé Ruth. " Rencontrer une femme, c'est pour Rilke un voyage dans l'étrange . Il décolle , comme un aéroplane." Elle n'aimait pas tellement être mariée. Elle a été influencé par  Gauguin, Cézanne, le Douanier Rousseau. 
Elle est arrivé à Paris en janvier 1900. Elle a beaucoup peint la maternité mais son désir d'avoir un enfant était très ambigu. " Pourtant c'était l'enfance, la toute première qui était cet artiste, d'où venait ce savoir sur l'allaitement ? Car je voyais là, pour la première fois, cette position si confortable, non enseignée alors dans les maternités et jamais vue non plus dans les Vierges à l'enfant : allongé de côté l'enfant contre soi. La somnolence laiteuse, la bulle de lait et la chaleur à deux."


Elle est  morte à 31 ans, dix-huit jours après avoir donné naissance à sa fille, Mathilde. 


C'est un très joli portrait d'une artiste peintre allemande du début du XXe siècle.La plume de Marie Darrieussecq est belle et élégante. Elle signe le joli portrait d'une peintre de grand talent.   Dans cette biographie se dessine une biographie autour du poète Rilke.
C'est un véritable coup de cœur, cette biographie est un véritable bijoux !

samedi 24 septembre 2016

OSCAR WILDE : En Amérique

Traducteur : François Dupuigrenet Desroussilles

Cet ouvrage " Oscar Wilde en Amérique est à lire avant d'aller voir l'exposition qui lui est consacré à Paris au Petit Palais. 
" Je suis charmé par la beauté des Américaines. Elle possèdent une certaine délicatesse de galbe qui surpasse celui des anglais. Et puis il y a un charme particulier dans cette courbe-ci."
En 1882 un jeune poète fait sensation en Amérique : il s’appelle Oscar Wilde et n’a encore publié aucun de ses grands livres. Avant lui, Charles Dickens avait lui aussi donné des conférences aux Etats Unis.  Pourtant, de New York à Atlanta et de San Francisco à Montréal, il reçoit un accueil de rock star d’aujourd’hui, ovationné par des foules de disciples qui agitent des fleurs de lys et de tournesol en signe d’allégeance à la « renaissance des arts » qu’il prône en héraut de l’esthétisme, à la fois philosophie de la modernité et programme pratique pour le renouveau du design."- Eh bien répliqua M.Wilde , l'esthétisme est la recherche des signes du beau. C'est la science par laquelle les hommes vont en quête de la correspondance qui existe dans les arts. Il s'agit, pour être plus exact, de la recherche du secret de la vie.
Il compare l'art en Angleterre et en Amérique. Il a une préférence pour l'ouest des Etats-Unis : la Californie, San Francisco que pour l'est. 
 Dans ce livre est regroupé quatre-vingt-dix-huit  entretiens et article qu’Oscar Wilde a donné  à des journaux américains, constituent un témoignage exceptionnel sur le grand mouvement intellectuel que fut l’esthétisme. L'intitulé de ce livre aurait pu être "Le lys et le tournesol". Il est très souvent allusion à ces deux fleurs si cher au grand écrivain. 
Oscar Wilde était doué pour les bons mots, j'aime beaucoup quand il dit : 

" Les deux plus belles choses au monde sont le sourire d'une femme  et le mouvement de l'eau." ainsi que " Aimer la vie, c'est aimer la beauté"


samedi 17 septembre 2016

JULIE OTSUKA : Quand l'empereur était un dieu

Traduction Bruno Boudard

C'est le premier roman de Julie Otsuka. Elle s'est fait connaître en France grâce à son roman " Certaines n'avaient jamais vu la mer. "



"Pendant les quatre jours qui avait suivi son arrestation, ils n'avaient pas eu la moindre idée de l'endroit où il pouvait se trouver"
Au printemps 1942, une femme et ses deux enfants se préparent à quitter leur maison. Ils ne savent ni où ils vont, ni ce qui les attend. Ces hommes et ses femmes sont japonais.  Ils découvrent : un camp  dans le désert. Ils retrouvent leurs habitats  transfigurer après tant d’années perdues loin de chez eux.

À travers ce roman , Julie Otsuka rend hommage à ses propres grands-parents, déportés par le F.B.I. au lendemain de l’attaque de Pearl Harbor. C'est un roman à l'écriture épurée, les personnages sont des fantômes l'on ne connait absolument pas leur identité. Un livre qui nous trotte dans la tête une fois fini ! 

jeudi 15 septembre 2016

TIM GAUTREAUX : Nos Disparus

Rentrée littéraire de 2014 
Traduction Marc Amfreville

Coup de Cœur

Au mois de septembre 2014, j'avais rencontré Tim Gautraux au Festival America de Vincenne. Lors d'une rencontre autour de son livre "Nos disparus", j'en garde un excellent souvenir. 
" En quoi la vengeance aurait-elle pu apporter quelque chose à un bébé si heureux d'avoir été tiré du poêle pour se retrouver entre les bras de son oncle ? Il lui vint à l'esprit cependant que depuis il aurait pu comprendre, à un moment ou à un autre, si la vengeance était importante. Mais à quoi pouvait-elle bien servir ? À régler les comptes du passé ? À rendre la monnaie de sa pièce à un salaud ? On ne lui avait pas appris à penser de cette façon. Son oncle lui avait dit et répété que la vengeance ne menait nulle part et qu'un salaud se punissait tout seul en étant un. "
 En 1918. Sam Simoneaux est un cajun , dont la famille a été massacrée quand il avait six mois, débarque en France le jour de l’Armistice. 
En 1921., il rentre traumatisé à La Nouvelle-Orléans où il est devenu responsable d’étage aux grands magasins Krine, Sam ne peut empêcher l’enlèvement, quasiment sous ses yeux, de Lily Weller, trois ans et demi. 
Licencié, sommé par les parents Weller de retrouver leur enfant, il embarque comme troisième lieutenant à bord de l’Ambassador, bateau à aubes qui organise des excursions sur le Mississippi. 
Le roman longe le fleuve sur fond de musique de jazz – orchestre noir, orchestre blanc et alcool à volonté. Au gré des escales et des bagarres, Sam, toujours en quête de Lily, met au jour un fructueux commerce d’enfants animé par quelques spécimens peu reluisants de la pègre des bayous. La disparition de Lily rappel à Sam son enfance.
" La vie d'un petit enfant est une sorte de réduction d'une existence entière, et un mois y dure autant qu'un an pour un adulte. Il tenta de se remémorer un moment sa propre enfance, et le souvenir lui revint d'un jour à huit ans où,  après la saison du broyage des cannes à sucre, l'oncle Claude l'avait emmené pour la première fois chasser le lapin."


Nos disparus est une vaste fresque musicale dans l'Amérique de l'après guerre.
Un roman dense et complexe, qui allie l’enquête au roman à atmosphère. J'ai passé un très bon moment avec Sam , une très belle lecture !




mardi 13 septembre 2016

10 ANS DE BLOG !!!!!!




C'est à la fois
Beaucoup ! 
Vertigineux ! Merveilleux 


Mais c'est une
aventure de rencontres et 
d' échanges ! 

10 ans d'une grande richesse !





Pour les 10 ans de mon blog 
J'ai ouvert un nouveau blog dédié à la littérature Jeunesse. 

samedi 3 septembre 2016

KAREN RUSSELL : SWAMPLANDIA

TraductionValérie Malfoy

J'ai découvert ce roman de Karen Russell lors d'une rencontre au Festival América édition 2014 (il y a deux ans).
" Le seul coin habitable  était l'île , qu'il nomma par la suite Swamplansia- un désert de cinquante hectare."
Ava Bigtree, une adolescente de treize ans, a passé toute sa vie à Swamplandia, un parc à thème peuplé d'alligators, que sa famille a créé sur une île des Everglades, au large de la Floride.

"Maman arriva au stade terminal de son mal à une vitesse effarante. Elle ne ressemblait plus à notre mère. Son crâne était chauve et lisse comme celui d'un bébé."
Elle perd sa mère, elle se réfugie dans l'ésotérisme et elle tombe amoureuse d'un fantôme nommé Louis Thanskiving. Son grand frère Kiwi est embauché dans le parc concurrent, Le Monde de l'Obscur. "À Swampladia, on avait déjà fait naître des centaines d'alligators, et il grandissaient très lentement, d'une trentaine de centimètre par an."
 Alors qu'Ava se lance dans une périlleuse mission à travers les marécages pour sauver les siens et Swamplandia. Elle souhaite qu'une chose qu'il le retrouve  sa gloire. 

Roman qui m'a assez déçu, il avait pourtant tout pour me séduire chronique familiale dépaysant la Floride et les parcs d'attraction , la touche de fantastique. Et, il se trouve qu'à sa sortie et en particulier au Festival América, ce roman a été mis très avant pour beaucoup de critiques Karen Russel est un écrivain promoteur. La famille Bigtree ne m'a pas intéressée, elle ne m'a pas séduit. Dommage, j'attendais beaucoup de ce roman.

vendredi 2 septembre 2016

MARY BETH KEANE : La cuisinière

Traduction Françoise Pertat

C'est grâce à Lou que j'ai découvert ce roman, c'est son billet qui m'a vraiment donné envie de découvrir le destin de cette femme.
" Ils pensaient qu'elle était contaminée et que la typhoïde se transmettait de ses mains à la nourriture qu'elle servait. Le fait qu'elle n'ait jamais été malade un seul jour de sa vie était sans intérêt."
Mary Mallon, une jeune immigrée irlandaise courageuse et arrivée seule à New York à la fin du XIXe siècle. Elle cuisine  dans toutes les maisons bourgeoises où elle est employée, les gens contractent la typhoïde, et certains en meurent.
 Pourtant et c'est très étrange, Mary, de son côté, ne présente aucun symptôme de la maladie. Mais, Mary doit se soumettre à des examens médicaux et la voilà mise en quarantaine à l'hôpital de North Brother Island aux côtés de patient tuberculeux. Elle se sent en pleine forme. 
Des médecins finissent par s'intéresser à son cas, mais la cuisinière déteste qu'on l'observe comme une bête curieuse et refuse de coopérer. " Même en dehors de la blanchisserie, elle sentait que les gens se reculaient devant elle ces derniers temps, on lui cédait le passage d'une façon particulière." Les autorités sanitaires, qui la considèrent comme dangereuse décident de l'envoyer en quarantaine sur une île au large de Manhattan.  Mary Mallon est une  femme indépendante,  courageuse, elle se bat pour  sa liberté...

Ce roman retrace le destin incroyable  de Mary Mallon. " La cuisinière" est un roman passionnant à découvrir ! 

mercredi 31 août 2016

DOMINIQUE DE SAINT PERN : BARONNE BLIXEN

C'est l'histoire de la vie d’une femme, la conteuse danoise : la baronne Karen Blixen. Clara Selborn, sa dame de compagnie. va raconter la vie incroyable d’une femme qui vit en Afrique au Kenya. "Mon existence se résume  à un poignée de faits; j'étais la secrétaire d'une femme de génie puis, au fil des ans, je suis devenue sa dame de compagnie, son infirmière, sa traductrice, sa lectrice la plus exigeante, son esclave consentante, payé au lance-pierre, généralement pas du tout." 
Le livre est bien construit : il est composé de quatre parties
La première en 1884, Sidney Pollak décide d’adapter au cinéma "La Ferme Africaine" de Karen Blixen sous le titre Out of Africa avec comme héroïne Meryl Streep.  Elle souhaite rencontrer Clara Selborn qui a passé une grande partie de sa vie auprès de l’auteure. 
Ensuite, dans une deuxième partie le lecteur  est embarqué dans une histoire romanesque qui est celle de Karen Blixen, une baronne haute en couleurs qui affronte en plus des lions sauvages d’Afrique, la syphilis que son mari lui a offert en cadeau de mariage. Elle vit un grand amour avec Denys Finch Hatton.  Dominique de Saint Pern évoque la personne sauvage qui a été séduit par Denys c'est Beryl Markham. Cette époque se situe dans les années trente, c'est la période heureuse et lumineuse que Karen a vécu. 


 Beryl Markham. 
Denys Finch Hatton
La troisième et la quatrième  partie, Karen doit absolument rentrée au Danemark, elle est ruinée complètement. En 1943, elle fait la connaissance de Clara qui a été sous le charme de ses contes. Karen viendra à l'écriture tardivement à l'âge de cinquante deux ans. Karen, l'ors d'une soirée chez une amie, elle fait la connaissance d'un jeune poète Thorkild Bjornvig,  dont elle tombe sous le charme, je n'ai pas apprécié cette partie, j'ai décroché dans ma lecture. 

J'ai apprécié retrouver l'ambiance de la Ferme Africaine et du Festin de Babette. Mais mon avis au final est assez mitigé vers la fin cela traîne en longueur selon moi. Ce roman est tout de même une déception je m'attendais à un roman plus passionnant, c'est dommage, je trouve que le portrait pour le roman graphique  " La lionne " est plus réussit ! 

L'écriture de Dominique de Saint Pern est très en dessous de celle de Karen Blixen. L'originalité du roman est dans sa construction c'est tout selon moi ! 

lundi 29 août 2016

ANTONIO ALTARRIBA/KIM : L'Aile brisée

Gros coup de cœur magnifique roman graphique 
Traduction Alexandra Carrasco

Lorsque sa mère meurt en 1998, Antonio découvre le secret qu'elle a caché toute sa vie : un bras blessé dont elle n'a jamais pu se servir normalement...
Quand Péta est venue au monde, sa mère décède, le père ne s'en remet pas. C'est un père brutal, dépressif, épicier, mauvais barbier, amoureux du théâtre dans une Espagne rurale.
Pétra est avant tout une femme de son époque sous l'Espagne de Franco. Une Espagne machiste où la femme est enfermée, cantonnée aux tâches ménagères. Pétra est gouvernante, chez un général franquiste qui retournera sa veste pour tenter de rétablir la monarchie...

L'Aile brisée est  un hymne aux souffrances, à l'émancipation et au courage des femmes espagnol.

Ce roman graphique est une passionnante une plongé dans la grande Histoire de l'Espagne sous Franco.


jeudi 25 août 2016

ANNE-CAROLINE PANDOLFO & TERKEL RISBJERG : LA LIONNE UN PORTRAIT DE KAREN BLIXEN

C'est grâce à Mrs Figg que j'ai eu envie de me plonger dans ce merveilleux roman graphique. Il dresse un portrait hors norme  de la baronne Karen von Blixen.

 Elle a connu une enfance dorée auprès d’un père adoré , aventurier qui la fascinait.  Son fantôme va la suivre tout au long de sa vie. Sa mère par contre lui a transmis une éducation très stricte, corsetée dans le Danemark du début du XXe siècle.
Pour fuir se monde bourgeois et ennuyeux, elle
épouse le Baron Bror Blixen. Il l'emmène en Afrique au Kenya. Là, elle va s'occuper d’une plantation de café .  Par ailleurs, il  lui offrira aussi, comme autre cadeau de, la syphilis… Elle va être sous le charme de l'Afrique.
Elle va vivre une grand histoire  avec un pilote de l’armée de l’air britannique, Denys Finch Hatton. 
L'originalité de cet album, comme dans les contes de fée, 7 fées exceptionnelles se penchent au dessus de  son berceau : Shakespeare, le diable, un lion, Shéhérazade, Nietzche et un roi africain. Le diable lui est très présent elle fait même un pacte avec lui.
Un roman graphique  magnifique qui nous plonge dans la vie tumultueuse de Karen Blixen, personnalité romanesque. 


mardi 23 août 2016

KAREN BLIXEN : Les rêveurs



Après ma déception du roman de Dominique de Saint-Pern, j'ai eu envie de lire un conte de Karen Blixen intitulé : Les rêveurs tiré des"sept contes gothiques". Première publication des Contes Gothique sous le pseudonyme masculin d'Isak Dinesen publié en 1934  en anglais et ensuite publié l'année suivante en danois. 

Traduction France Gleizal révisée par Colette Marie Huet

Sur un bateau, trois hommes discutent. Un anglais Lincoln Forsner  se confie. Il raconte à ses compagnons une étrange histoire qui lui est arrivé. il a aimé une femme Olalla, travaillant dans une maison close à Rome.   C'est une femme étrange, plein de mystère car elle n'a pas d'ombre. 
 " N'as-tu pas remarqué, carissimo, dit-elle que je n'ai pas d'ombre ? Je l'ai vendue au diable un jour , pour avoir la paix, pour m'amuser un peu. Ta pénétration habituelle devrait te permettre de comprendre sans peine que cet individu est tout simplement mon ombre , avec laquelle je n'ai plus rien de commun. Le diable la laisse parfois se promener ; alors, comprends-tu , elle essaie de revenir se coucher à mes pieds , comme elle avait coutume de le faire ."
À la même époque, il fait la connaissance d'un homme juif du nom de Marcus Cocoza. " j'avais le certitude que c'était la vue du vieux Juif qui avait mis Olalla en fuite. Sorcier, diable ou esprit malin, il tenait d'une manière ou d'une autre cette belle femme en son pouvoir."
 Lincoln est fou d'amour pour Olalla,  il était prêt à tout abandonner mais elle s’est enfuie.  
Il part à sa recherche à travers l’Europe. Un soir dans un hôtel en Suisse, il rencontre un vieil ami à lui, Pilote.Ce dernier est également à la recherche d’une femme. Il va conter son histoire à notre héros et les détails que donne l’ami ne laissent pas de doute, ils ont aimé la même femme, mais celle-ci avait changé d’identité.  " Ce n'étais pas le juif qu'elle fuyait c'était moi." Le juif Marcus Cocoza raconte qui est Pellegrina Leoni. Cette femme était une cantatrice d’exception qui a perdu sa voix dans l’incendie d’un théâtre à Milan. Depuis sa vie n’est plus qu’une succession d’identités, elle passe son temps à se réinventer envoutant les hommes sur son passage. " Comme nous nous étions rencontrés à Venise et que je m'appelle Marcus, elle se prétendait ma lionne. C'est bien ce qu'elle était : une lionne ailée. Du monde entier, j'étais seul à la connaître. " " Malgré sa vive intelligence, elle était, en effet , une incorrigible Don Quichotte femme." La femme au centre de ce récit est une magicienne, une déesse douée du don de métamorphose, mais tellement malheureuse qu'elle n'est plus qu'une carcasse sans âme et sans coeur. Une sorte de zombie sous la plus belle des apparences.

Dans ce conte, le lecteur fait la connaissance d'un personnage énigmatique de l'univers de Karen Blixen Pellegrina Leoni."Une vision s'imposa à Karen.Un visage. il était délicat , émouvant et superbe, deux lacs sombres pour les yeux. Le visage de Pellegrina. Pellegrina Leoni l'obsédait depuis bien des nuits. Le jour, Karen tenait de lui donner chair, à sa table de travail. " (Baronne Blixen Dominique de Saint Pern)
L'écriture de Karen Blixen est  complexe mais elle a l'avantage de nous faire réfléchir. Le lecteur doit faire un effort pour s'approprier l'histoire. 
" La complexité des histoires d'amour que conte Karen Blixen tien précisément à ce qu'elle semble dans un premier temps adhérer aux stéréotype de l'amour parfait des rois et des princesses, à l'exaltation des vies hors du communs, des destins extraordinaires. "(Geneviève Brisac La marche du cavalier)



lundi 22 août 2016

Véronique Ovaldé : Déloger l'animal

C'est une autre Véronique qui m'a donné envie de lire ce roman !

"Je m'appelle Rose comme ma mère. Pas rose bis, pas Deuxième Rose, pas Bouton de Rose, pas Rosalie, Rosette, Rosa Niña, Seven Sisters Rose ou Rosa Gallica, non je m'appelle simplement Rose, comme elle"Rose a quinze ans, mais elle a le sentiment d'en avoir sept . Fille spéciale, un peu attardée, elle vit dans un monde de songes et de représentations fantasmagoriques à Camerone. Ses seuls amis sont les lapins qu'elle élève sur la terrasse.   
"Il est redescendu et je me suis assise sur mon banc pour réfléchir tout à loisir à l'absence de maman. "Donc la mère de Rose a disparût et elle va partir à la  découverte de l'histoire de ses parents et de leur rencontre. Et elle est aidée par Madame Isis,  une voisine. Elle tente d'en savoir plus sur  les mystères de la calvitie de sa mère Elle souhaite connaître d l'identité de son vrai père . 

Une écriture particulière, Dérogé l'animal est un roman étrange et déroutant. C'est un roman particulier, il secoue le lecteur, il le rend mal à l'aise parfois. Mon avis sur ce roman est tout de même assez mitigé, je n'ai pas été tellement convaincu, l'écriture est trop imagée à mon goût. J'ai trouvé l'histoire sans queue ni tête.  Cette lecture a été pour moi une simple curiosité ! 

mercredi 17 août 2016

Alain-Fournier : Lettres à Jeanne

édition établie, préfacée et annotée par Ariane Charton
 

Ariane Charton a eu la très bonne et belle idée de faire connaître ces lettres écrites par Alain-Fournier
Le Grand Meaulnes, unique roman d’Alain-Fournier, est illuminé par Yvonne de Galais. Mais un autre personnage féminin, plus sombre, n’est pas moins important dans l’histoire : Valentine, la fiancée de Frantz de Galais. Comme Yvonne, Valentine est inspirée d’une femme que l’écrivain a connue : Jeanne Bruneau. "Jeanne Bruneau est modiste. Elle travaille pour un grossiste dans son modeste logement, 10 rue Chamoinesse, près de Notre-Dame. Née le 25 septembre 1885, elle est originaire de Bourges."
La liaison entre cette jeune modiste berrichonne et l’écrivain a duré de février 1910 et avril 1912, deux ans qui correspondent à l’écriture du Grand Meaulnes. Les huit lettres à Jeanne et les documents liés à cet amour torturé.
"Vous m'avez accusé dans votre lettre de prendre plaisir à vous faire souffrir. - mais si mon amour était inquiet, tourmenté cruel même, c'est , vous le savez bien, parce que je vous aimait trop, et je vous aurais voulue digne de mon amour." "L'amour comme un vertige, comme un sacrifice et comme le dernier mot surtout. La chose après quoi plus rien n'existe.""Seules, les femmes qui m'ont aimé, peuvent savoir à quel point je suis cruel. 
Les lettres  sont rassemblées dans ce merveilleux petit ouvrage. Elle permettent de découvrir un Alain-Fournier passionné, fiévreux, délicat et exigeant. Ce petit ouvrage est un beau complément à la magnifique biographie d'Ariane Charton. 



Rue du vieux Bourge

Un jeune écrivain assoiffé d’absolu qui rêvait de faire partager son rêve à Jeanne/Valentine et que la Grande Guerre devait faucher en septembre 1914, à l’aube de sa carrière.
Rue du vieux Bourge



La couverture des "Lettres à Jeanne" est du peintre André Lhote ami de Fournier : " Je remercie André d'avoir tant admiré la pauvre petite Jeanne  et d'avoir fait trois petits tableaux où elle est assise, au bord de la vallée, et penche la tête avec inquiétude." 


mercredi 10 août 2016

LE GRAND MEAULNES : le film de J G ABILCOCCO

Ce film est très fidèlement adapté du roman d'Alain-Fournier Le Grand Meaulnes.


Alain Libolt : François Seurel
Jean Blaise (pseudonyme de Miroslav Brozek) : Augustin Meaulnes
Brigitte Fossey : Yvonne de Galais
Alain Noury : Frantz de Galais
Juliette Villard : Valentine Blondeau
Marcel Cuvelier : M. Seurel
Christian de Tillière : Ganache
Thérèse Quentin : Millie Seurel

 Le château de la Chapelle d'Angillon
Une nuit, lors d'une fête étrange dans un domaine perdu dans les bois de Sologne, Augustin Meaulnes est ébloui par la beauté d'Yvonne de Galais dont il tombe éperdument amoureux. Mais elle parait avoir disparu avec son château et ceux qui l'entouraient : il ne lui reste plus qu'un souvenir émerveillé d'un rêve fantastique. Le temps passe. Quand Meaulnes croit Yvonne de Galais mariée, son univers s'écroule, c'est la fin de son adolescence. Il tente d'oublier, avec l'aide de son ami François Seurel et la rencontre de Valentine...
L'univers est poétique, la féerie est au rendez vous.



Une très belle adaptation d'un de mes romans préférés tout en poésie (l'emploi d'un flou multicolore pendant la fête nocturne). La première partie est plein de féerie et de légèreté et la deuxième partie plus sombre et torturée. 
Pendant mes vacances d'été, j'ai visité le château de la Chapelle d'Angillon et j'ai fait un tour à Nancay.